
Avec The Nemesis Machine, l’artiste britannique Stanza imagine une ville cybernétique qui réagit en temps réel aux données de son environnement. Composée de circuits électroniques, de capteurs, de caméras et de multiples éléments urbains miniaturisés, l’installation prend la forme d’une métropole foisonnante, parcourue de flux d’informations et en perpétuelle activité.
Les données captées dans l’espace d’exposition – mouvements, présence et images des visiteurs – deviennent la matière même de l’œuvre et transforment continuellement cette ville-machine. Stanza rend ainsi tangible un phénomène largement invisible : la quantité d’informations produites, collectées et analysées en permanence dans les espaces urbains contemporains.
À la fois fascinante et inquiétante, The Nemesis Machine interroge le développement des « smart cities », la surveillance, l’intelligence artificielle et notre dépendance croissante aux technologies connectées. Qui collecte nos données ? À quelles fins ? Et quelle place reste-t-il pour la liberté individuelle lorsque nos comportements peuvent être observés, enregistrés et analysés ? L’œuvre nous plonge au cœur des ambiguïtés d’un monde où la technologie promet de faciliter nos vies tout en étendant toujours davantage les possibilités de contrôle.